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Sacha fait le tour de son nombril

Si tu regardes ton nombril et que ton nombril est intéressant,
alors tu atteindras l'universel
- Henry Miller -

Fantaisie finale

Vous n'êtes évidemment pas sans savoir, en citoyens intéressés par l'actualité brûlante du moment, qu'a eu lieu aujourd'hui même un évènement d'une importance quasi-planétaire, dont nous mesurons à peine les conséquences.

D'ailleurs, ne l'ayant appris moi-même que ce midi, à Mezzo di Pasta, mon enthousiasme a été tel que je n'ai pu m'empêcher de prendre part à l'euphorie générale en y apportant une aide matérielle substantielle (6 €), tout en regrettant amèrement de ne pouvoir m'investir plus dans ce grand moment.

Or donc, chers amis, aujourd'hui est le grand jour de la sortie en France du nouvel opus de la célébrissime série de jeux vidéo de rôle, je parle bien évidemment de Final Fantasy XII. (Là, on imagine une musique dramatique et vibrante d'émotion contenue à cette nouvelle.) Bon, je me doute bien que les plus néophytes d'entre vous ne mesurent pas bien la portée de cette information, et je vous avoue que moi non plus, en fait. Alors, pour vous soulager en partie de votre inculture crasse, je m'en vais vous faire un petit résumé simplifié de ce qu'est Final Fantasy XII...

Petit historique d'une saga...

1987 : alors que Mikhaïl Gorbatchev accepte d'enlever ses missile d'Europe contre la promesse par Reagan-le-cow-boy d'une livraison supplémentaire de corn-flakes et que François Mitterand inaugure au Caire la première ligne de métro de la ville, dans une ville quelconque de l'archipel nippon le jeune Akitoshi Kawazu fait mumuse avec sa calculatrice programmable et invente à ses heures perdues le système de combat de Final Fantasy (ou presque). Ce jeu, d'un graphisme époustouflant (ou pas), permet à la petite entreprise Squaresoft de gagner plus d'argent qu'elle ne dépensait en riz cantonais, et connait accessoirement un succès monstrueux au Japon.

... Mon Dieu, ça paraît loin, je n'étais même pas née ! (à peine imaginée, et encore...)

Bon, après on passe les détails : Final Fantasy marche super bien, donc comme les Japonais aiment bien Disney, ils copient leur Loi des Suites et pondent des suites. Ben oui. Les années passent, Mikhaïl Gorbatchev se fait prendre à son propre piège par la Glasnost et devient éleveur de chèvres chinchillas dans un kolkhoze cubain.

Et pendant c'temps là, chez Squaresoft, on a trouvé un bon filon et on l'exploite. Les petits frères et petites soeurs de FFI (c'est plus classe d'employer l'abréviation) se multiplient comme les petits pains de Jésus, sauf que FF c'est au Japon, alors que Jésus c'est plutôt du côté de la Palestine... Les histoires sont variées, et brillent par leur originalité : en général, des jeunes gens courageux et plus ou moins vêtus se battent contre des méchants pour sauver leur pays, la Terre, ou l'humanité, ou les trois en même temps pour les plus balèzes.

Finalement, on arrive enfin au 12ème épisode...

Oui, parce qu'à la base, c'est celui-là qui nous intéresse, et puis j'allais pas me farcir un compte-rendu des 11 premiers, déjà que je découvre tout ça en même temps que vous... ! Je disais donc.

L'histoire

Vaan a pour particularité (en dehors de son prénom ridicule) d'être un peu comme Rémi. C'est-à-dire sans famille. Son frère est mort, comme Mufasa dans le Roi Lion, sauf que là, il n'y a pas de gnous dans le monde d'Ivalice. Enfin, s'il y en a, ils doivent être en voie de disparition, comme les pandas. Dans le monde d'Ivalice, c'est la guerre. Ben oui, si l'économie était florissante et les problèmes sociaux inexistants, ça n'aurait pas vraiment d'intérêt de nous bassiner avec un jeu à 60 €. Vaan (qui est donc le héros, pour ceux qui n'auraient pas bien compris) a bien percuté les valeurs du soft power américain, alors il conserve un optimisme débordant parce qu'il ne faut jamais perdre espoir, laisse parler ton coeur. Et comme Aladdin, il est pauvre alors il pique des trucs dans les marchés, avec son singe Abu, sauf que là il s'agit d'une fille nommée Penelo.

Elément perturbateur dans cette petite vie rangée et sans histoire : Ashe, la princesse du petit-royaume-dominé-tyranniquement-par-le-grand-empire demande à Vaan de bien vouloir donner des cours de soutien en maths à son petit frère. Vaan décline l'offre, parce qu'il ne sait pas compter, alors la princesse lui propose d'entrer dans la résistance pour se battre au péril de sa vie contre le-grand-empire-qui-domine-tyranniquement-son-petit-royaume. Notre héros au grand coeur accepte par pur altruisme, et pas du tout parce que la princesse (qui accessoirement est super sexy) lui a tapé dans l'oeil. D'ailleurs, Squaresoft tient à préciser que le scénario ne va pas se concentrer sur le cliché de l'histoire d'amour des deux personnages, ce qu'on regrette amèrement.

Par la suite, Vaan et Ashe se rendent compte que la violence, c'est pas leur truc, alors ils migrent vers une autre planète et fondent un cirque avec les chèvres chinchillas de Mikhaïl Gorbatchev. Penelo, elle, décide de se lancer dans la vente en ligne de Viagra et d'opérations d'enlargment du penis. Mais je vais m'arrêter là pour le scénario, je ne voudrais pas gâcher le plaisir des quelques futurs joueurs qui ont eu le courage de lire cette note jusque là.

Pourquoi il faut acheter FFXII (et y jouer, éventuellement)

En dehors de son prix tout à fait hallucinant (cité plus haut), ce nouvel opus n'a pas que des défauts. Paraît-il. Il paraît aussi que c'est un prix normal pour un jeu vidéo, mais je me méfie de mes sources. La jeunesse d'aujourd'hui n'a plus aucune notion de la valeur des choses.

Il fait chaud à Ivalice, alors les personnages ne sont pas très habillés. Mais ça, c'est pas nouveau. Les angles de vue sont mieux, alors c'est plus pratique pour jouer quand le personnage n'est pas caché derrière un mur de pixels. Ah, et puis même que des fois, les personnages ne parlent pas ! Et aussi, la météo aura une influence sur la magie, et surtout, le truc de dingue : il y aura des cristaux !! Incroyable, non ?

Sinon, les combats seront mieux et les nuages se reflètent sur la surface des lacs. Ce qui est indéniablement très positif.

Conclusion (et après je vais réviser ma biologie, non mais !)

Final Fantasy XII, c'est fort en chocolat.

Tapuscrit par Sacha le Jeudi 22 Février 2007, 21:38, alors qu'elle se sentait Pensive.


Commentaires :

  Svein
Svein
23-02-07
à 13:26

Ouio, non, mais là je te trouve un peu sarcastique quand même, alors que franchement, la météo qui influe sur la magie, ça doit être trop cool de la bombe. Grave.