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Sacha fait le tour de son nombril

Si tu regardes ton nombril et que ton nombril est intéressant,
alors tu atteindras l'universel
- Henry Miller -

Le travail éloigne de nous trois maux... (1ère partie)

Bon, je ne vais pas vous faire le topo sur l'abjecte terreur provoquée par cet examen que tout le monde connaît et que beaucoup redoutent ; que certains ont préparé depuis des mois à coups de potassage, d'annales et autres écrits blancs, et que d'autres ont oublié dans un coin de leur tête pour finalement le ressortir hier soir aux alentours de 18h23 (ils ont feuilleté le manuel rapidement pour faire bonne mesure, mais y'avait un peu trop de mots) ; qui est synonyme pour la plupart de mes collègues de S d'épreuve débile et totalement subjective, et pour moi de délice incomparable trop vite enfui... (et j'exagère à peine)...

Quelques jours de "vacances" (oui enfin, pas vraiment, disons qu'on n'avait pas cours mais qu'on a consacré ce temps libre à bosser comme des bêtes...) bien agréables - entre fête (à suivre...), ciné, Neko, lecture, grasses-mat', Neko et re-Neko...

Puis, hier, les choses semblent quand même être plus précises : "Quoioioi ?!! déjà demain ?!!" Alors on révise les notions de base (avec le Neko, mais est-ce utile de le préciser ?), c'est à dire les figures de style, les formes de l'apologue, les différents mouvements littéraires et les registres tragique et pathétique. On se déstresse mutuellement, on respire, on rigole, on s'apprend des trucs (sur le classicisme, la différence entre genre et registre...) et on débat de la question du bus du lendemain ("Mais tu es sûre qu'on arrive à l'heure avec le bus de 6h58 ? - Mais ouiiii ! - Tu me promets ? - Mais oui, je t'assure ! - Bon, d'accord alors... mais quand même, tu est sûre ?"...). On se quitte le sourire aux lèvres - ça fait du bien.

Le soir... je mange des nouilles comme à midi, parce que Mme K. a dit qu'il fallait manger des sucres lents la veille. Je pense à elle, qui doit stresser plus que tous ses élèves réunis. La chose faite, je prépare ma petite musette verte, en n'oubliant pas d'y mettre ma convocation et ma carte d'identité (et il ne me vient même pas à l'esprit de faire une blague débile comme un gars de ma classe...). Je ne suis pas vraiment stressée, pas comme je pourrais l'être avant un spectacle ou quand je suis à la bourre pour prendre un train. En fait, je dissipe mon stress en étant très méthodique et très organisée, ce qui ne m'arrive que très rarement.

Incroyable ! Je suis au lit à 9h30. Endormie 2 ou 3 heures après, évidemment - je vois la lumière du soleil s'éteindre à travers les volets, et je distingue le chant des différents oiseaux du soir... Réveil à 6h03. Habillée en 43 secondes, en bas, petit dèj' royal qui pulvérise toutes les bonnes résolutions prises concernant un éventuel régime éventuel (c'est à dire ralentir la consommation de Nutella / fromage / glace). Irruption de La Mom's à 6h15, puis du Pop's à 6h30. Petit dèj' calme, tranquille, rigolo... 6h50, je pars, bien à l'heure (l'horreur du bus qui passe en haut de la rue quand tu tourne le coin en bas de la même rue...)

Dans le bus, on voit pas mal de têtes connues... il y a longtemps, pas vues depuis des années, entrevues de temps à autres à un arrêt de tram... dans d'autres lycées, mais tous en première... tous ont les mêmes mots à la bouche : "Alors, t'as révisé quoi ? C'est quoi une synecdoque ? A ton avis, ça va être le biographique ou l'argumentation ? Si on doit commenter une fable, on prend quoi comme axes ? Et au fait, tu passes où ? ..." Agréable... Assez drôle en fait, des gens à qui on n'a plus parlé depuis tant de temps, mais avec qui on partage certaines mêmes choses...

Au tram, le Neko sort du bus juste derrière le mien. Bisou. Petit stress pour raisons débiles - mais ça va. Tram. On marche 4 minutes, on y est. Collège-lycée épiscopal St-Etienne... la première fois que j'entre dans un établissement privé ! C'est... grand. Il y a une chapelle, enfin c'est même une église, et des bâtiments un peu vieillots, une grande cour pavée avec des arbres, un bâtiment plus moderne, une scène... bribes entr'aperçus, je n'ai pas trop la tête à ça. Les salles d'examens sont indiquées par des feuilles de couleur - je crois.

On monte un vieil escalier en bois - je crois. C'est vraiment étrange, quand j'essaye de m'en souvenir, c'est très vague. Je n'ai fait attention à rien, trop absorbée en entrant, trop excitée en sortant... dommage. On parcourt le couloir du 1er étage (on, c'est Neko et moi, quelques autres mais trop flous pour ma mémoire...). Je m'arrête devant la salle 124, Neko me laisse là et continue plus loin, jusqu'à la 127. Je crois que je salue Chima, Fred, Sarah, Zoé... je ne sais plus trop. Déjà, la porte est ouverte, la prof qui nous surveille (elle a un rouge à lèvres orange) nous dit d'entrer.

Les tables en rang d'oignons, les autocollants dans le coin avec les noms et le numéro de matricule, des copies et des feuilles de brouillon colorées (bleu et rose). On tourne, un peu perdus, à la recherche de notre table, notre chaise sur laquelle on restera assis pendant 4 heures (théoriquement). Je trouve la mienne, vers la fenêtre, dernier rang. "Les sacs devant" dit Orange-à-lèvres. Je sors ma trousse, ma convocation, ma carte d'identité et ma carte de lycéenne parce que sur la carte d'identité,la photo date de 1998. Mes Gerblé, mon chocolat. Je crois que c'est tout. Je vais poser mon sac devant... et je retourne y ranger ma convocation que Orange-à-lèvres vient de vérifier.

On échange deux ou trois banalités avec les voisins (Fred à droite, Oznur à gauche). Une sonnerie barrée, style combat final de Rocky (paraît-il). Fou rire - ça détend un peu. Orange-à-lèvres dit : "Maintenant vous ne dites plus rien, quelqu'un va apporter les sujets". Un gars entre, avec des paquets entourés de papier gris. Les sujets. Je dis à Fred : "ça y est, on y est !!"

A suivre...

Tapuscrit par Sacha le Mardi 13 Juin 2006, 22:20, alors qu'elle se sentait Z'en vrac !.


Commentaires :

  Sigurd
13-06-06
à 23:06

tu es horrible: tu es assez doué pour me procurer plus de stress en te lisant qu'en ayant fait l'épreuve et tu me rappelles par la même occasion la plus dure épreuve: attendre les résultats sans tomber dans une déprime trop noire ou de fausses joies et en priant jusqu'au 5 juillet: pourvu qu'il arrive à me lire!

quelle épreuve douloureuse!


  SachaPanda
SachaPanda
14-06-06
à 21:29

Re:

Oooh un compliment ! *rougis* Merci !

(quoi c'était pas vraiment un compliment ? ... ^^)

(et en fait, tu as une écriture tellement pourrie ?)

:-)


  Sigurd
14-06-06
à 22:16

Re: Re:

Oui j'ai une écriture assez pourrie pour décourager mon correcteur et moi-même ça me décourage de me relire :D, l'an prochain, pour le bac je me casse le bras!

  Svein
Svein
15-06-06
à 09:27

Sacha-Panda : Je pense que tu peux aussi prendre la remarque de Sigurd pour un compliment ^_^ Et OUI Sigurd a une horrible écriture, je m'en suoviens encore, et si ça a pas changé c'est vraiment pas joli-joli.

Sigurd : Tu vois, sur un blog l'écriture est très lisible, pas comme quand tu écris à la main. J'espère que tu vois clairement le sous-entendu, et sinon je tele dis explicitement : Va mettre un truc sur ton blog ! :D