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Sacha fait le tour de son nombril

Si tu regardes ton nombril et que ton nombril est intéressant,
alors tu atteindras l'universel
- Henry Miller -

Parce que Florian n'arrive pas à suivre ma vie...

Après avoir reçu les résultats du bac blanc écrit de français - et le choc qui en a résulté ; j'aime le français. J'aime lire, j'aime écrire, j'aime analyser un texte pour en sortir sa moelle, son message, ou alors juste me laisser toucher par ce qui affleure, par les mots de l'auteur. Bien sur tout cela reste très scolaire : des lectures analytiques, des commentaires composés, des dissertations.

Mais... j'ai une prof de français extraordinaire, passionnée par les lettres et les auteurs - Balzac, Hugo et Racine sont ses 3 grands amours. Elle aime ce qu'elle fait, elle adore enseigner et elle me vénère. (Non, là je copie Neko). Elle me montre que, même sous les devoirs scolaires et méthodiques, il y a quelque chose qui se cache : on cherche un souffle, une idée, des principes, une vision d'un auteur qui a vécu il y a des années - des siècles ! - et dont la pensée perdure encore, grâce à l'écriture.

Alors... le choc. Je ne m'éterniserai pas là-dessus ; ça fait mal et c'est injuste. Sacha à fleur de peau, pendant un instant, a perdu pied, son trésor lui a échappé. Mais... la prof extraordinaire, les amis, les parents, le Neko : entourée, soutenue, réconfortée... la vie continue !

Et il y avait l'oral. L'échéance redoutée, préparée, répétée, attendue avec plus ou moins d'impatience. Interrogée par Mme G., la prof du Neko - et amie de la mienne - moi c'était avec beaucoup d'impatience. Sûre de passer un moment agréable - parce que oui, j'aime ça. Parler des textes. Parler tout court. Lier les définitions, les documents, les analyses entre eux pour en tirer une cohérence, celle d'un genre littéraire, d'un mouvement, de l'oeuvre d'un auteur. Je passe les révisions, moment pas si désagréable que ça, en fin de compte. Le jour arrive - vendredi après-midi. Passer 2 heures, assis dans les escaliers, avec les autres élèves de ma classe. A réviser - un peu. A s'interroger. A parler. A conseiller, à se défouler, à se souhaiter bonne chance. Un moment vraiment agréable, comme hors du temps, rythmé par le bruit des portes qui s'ouvrent - tout le monde se retourne à chaque fois, mais ce n'est que celle de la cafèt - et des sonneries. Les élèves qui sortent, après avoir passé l'épreuve cruciale sont assaillis par les questions : "C'était comment ? Elle est sympa ? Quel texte ? Quelle problématique ? Et l'entretien ? ..." Fébrilité. Réconfort - Lucie, qui passe en première avec Monsieur Nul, fond en larmes en sortant.

15h05. La porte s'ouvre. Mme G. sort de la salle. Regarde le groupe d'élèves attroupés autour de la porte. Elle est petite, elle doit lever la tête pour nous regarder. "Sacha... ?" Je prends mon sac, mon manteau. La cloche n'a pas encore sonné, je n'ai pas pu voir Neko. Un regard à Zoz, j'entends quelques "Bonne chance", "Vas-y !"... J'entre.

Je crois que c'est parti.

A suivre...

(ça fait très mélodramatique, tout ça)

Tapuscrit par Sacha le Mardi 14 Mars 2006, 22:00, alors qu'elle se sentait Z'en vrac !.


Commentaires :

  Neko
14-03-06
à 22:03

Et moi je sais comment ça se finit ! Nananèreuh !